Rêv’plus

L’herbe haute de la plaine s’agrippait aux lambeaux

A l’approche de cette course qui tenaillait les corps

L’églantine en couronne sur le flanc de la montagne

 

L’image en artifice s’étalait en brumes amoureuses

Une larme suspendue à la rose, vacillait sur ce pont

Ce fil à mots déroulait son métier à tisser les cœurs

 

L’indolente passion servait son thé sous l’amandier

La peau ensoleillée de l’amant sur velours de pêche

Où s’écoule le nectar d’un fruit, à ces nuits cultes

 

Dans le murmure du crépuscule du monde se taire

Pour s’évanouir avec la rosée d’un matin nouveau

Et les yeux en pleurs pour contempler le ciel infini

 

 

 

 

 

Une Merveille…en Nature !

Au fur et à mesure

Il y a là, cet Océan, Vivant Unique

De gouttes en pluie, il restait aussi vaste

Sur une surface d’acier, une masse profonde

D’algues en cétacés, il charriait son Monde

 

Il y avait des vagues, remue-ménage à tous bords

De rouleaux en marées, il frôlait tout horizon

Ni large, ni  fond, il est Océan infini

Son armure est mienne

 

Il y avait là, l’apparence des choses en songes

Des grains de sable dans les rouages salins

De plages en sel, l’Océan retenait l’eau

Une Source comme un Ciel

 

Il y avait là, un fil invisible en mouvement bleuté

Des vaguelettes qui se déroulaient au-dessus

Le spectacle d’une beauté pure en farces

Rire cristallin de l’Eau Éternelle

 

Au fur et à mesurel’Océan demeure là !

Ces  mots qui délivrent…de ma flaque !

N’y sauter pas dedans, elle meurt…

 

Laisse

 

 

 

Il n’y avait là qu’une mémoire en pierre tombale

Où le péril de cet édifice se fissurait à la lumière

Inlassable torture de pensées en folie mentale

Fou, foule ce trépas qui s’arrime à des prières

 

La violette se couvre de givre, aux cœurs froids

Dans ces yeux, l’ivresse d’un jour pour s’aimer

Le sens inerte demeure en suspens à ce droit

Vis, vit et ne pleure pas sur une rose essaimée

 

Au filet qui emprisonne, le marin brise la corde

La souffrance et le plaisir en cage, se dévorent

Un feu meurt, la harpe frémit à cette discorde

Fuis, fuit ce moi,  dans ces marais carnivores

 

Le masque pourra se fleurir et la chair se flétrir

L’aigle s’envolera plus haut, poussant son cri

Le ciel se déchire, l’amoureuse vie pour pétrir

Soie, sois, l’unique vérité, la seule qui s’inscrit

 

 

 

 

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